FIFA 19 : qui est Kim Hunter ?

En pleine préparation de la Coupe du Monde, nous avons retrouvé l’espoir de l’USWNT, la jeune Kim Hunter, qui a confirmé sa présence pendant le tournoi de qualification de la CONCACAF.

Salut Kim, comment vas-tu ? 

Bien, merci. On sort du tournoi de qualification de la CONCACAF sur le haut du podium et avec le plus important : un billet pour France 2019. Il nous reste encore beaucoup de travail, des camps, la SheBelieves Cup en Mars et des amicaux, dont un en France en janvier. 

USA v. Canada, c’est une affiche de légende ?

Oui, c’est vrai ! C’est une rivalité historique et c’est toujours un grand rendez-vous à ne pas manquer. La génération qui a connu Londres 2012 fait partie de nos vétérans actuels… Surtout ne dites pas à Carli Lloyd que j’ai dit ça ! Mais c’est aussi à nous, la jeune garde, de faire en sorte que la flamme ne s’éteigne pas, tout en assurant le futur, bien entendu. Ca se sent aussi du côté Canadien : les techniques s’affinent et le jeu évolue. C’est moins physique et brutal qu’auparavant, mais aussi plus exigeant. Ce qui fait plaisir, c’est que nous évoluons ensemble, non seulement sur le territoire Américain, mais aussi dans le monde, c’est une vraie tendance dynamique et l’évolution positive du jeu ne peut qu’être une bonne chose. Au fond, nous jouons au football, ce n’est pas qu’une question de rivalité. On se doit d’être au rendez-vous tout le temps, peu importe l’affiche.

A l’époque, il y avait Christine Sinclair et Abby Wambach. Et aujourd’hui, on a Kim Hunter et Mélanie Tremblay ? 

(elle rougit un peu) Mélanie est une très bonne joueuse, très prometteuse. Et pour sûr, j’apprécie nos duels.

Quand Mallory Pugh a intégré l’équipe, en 2015, c’était pour beaucoup la nouvelle Alex Morgan. Depuis, il semblerait que la hype se soit éteinte en même temps que les performances de Pugh. Penses-tu qu’on met parfois une pression trop lourde sur les épaules des joueuses ? 

Ce n’est jamais évident d’intégrer une équipe senior qui attire tous les regards, avec des supporters aussi passionnés qu’exigeants. Surtout quand on est jeunes, on doit faire les bons choix, entre être à la hauteur pour l’équipe comme pour assurer son avenir. Je pense que la pression sur les épaules des vétérans n’est pas la même. C’est aussi ça, de faire partie d’une sélection nationale !

Et justement, le grand marronnier des jeunes joueuses qui ne sont pas encore diplômées semble être « alors, tu joueras en NCAA ou tu passes pro ? ». 

C’est clair. Les tensions sont fortes par rapport à cette question. Mais c’est aussi le reflet de la charge mentale féminine, je pense. Aucun jeune espoir masculin ne se pose réellement la question à la même intensité que nous et on ne les pousse pas à se questionner. Mais nous, nous devons faire des choix. Mal a fait le sien en partant de UCLA pour se joindre au Washington Spirit, c’est son choix, il se défend et en fait le plus important ce serait de ne même pas leur poser la question ou les mettre face à ce type de dilemme. (elle marque une pause) Et puis il ne faut pas non plus oublier que les questionnements et les dilemmes ne s’arrêtent pas à choisir entre l’université et passer pro. Je ne dis pas que les hommes n’ont pas non plus leurs propres dilemmes. Mais combien d’entre nous arrêtent leurs carrières pour suivre leurs copains ou leurs conjoints, ou fondent une famille, ou reprennent les études pour justement sécuriser leur futur ? C’est vertigineux et les hommes qui empruntent le même chemin sont bien moins nombreux. Pour nous, c’est comme une fatalité. 

Et tu comptes passer pro ?

Je n’ai pas encore pris de décision. J’ai encore bien des choses à faire cette année et le focus est sur la Coupe du Monde ! 

Tu parles des choses que nous, femmes, nous vivons et subissons par rapport aux hommes. Mais tu le vis aussi toi très intimement, avec ton frère, Alex Hunter. 

(elle rit) On attend toujours sa première cap en équipe nationale, pas vrai ? Une sélection, c’est une sélection. Un match, c’est un match. Une médaille, un titre, ce sont des médailles et des titres. Hommes et femmes, nous jouons au football. Ce sont exactement les mêmes règles, les mêmes exigences. On joue aussi sur du turf, sans vouloir raviver le débat, on sait très bien que les hommes n’auraient jamais mis les crampons sur une telle surface sans faire un scandale mondial. Il faudrait s’en souvenir. Ca ne me fait rien de parler de football féminin tant qu’on ne me parle pas d’un football « moins bien ». Alex est un excellent joueur, tenace, talentueux. Je suis fière de son parcours. Et je suis heureuse qu’il montre son soutien aussi. On joue au football, ensemble. 

Quelles sont tes prochaines échéances ? 

Finir mon année de terminale, ce serait déjà pas mal ! On a un camp, puis on part en France en janvier. Tout va aller très vite. Et ensuite…

Ensuite ?

Nous verrons !

Merci Kim, bonne chance et bonne Coupe du Monde !

Jouez à FIFA 19 et incarnez Kim Hunter pendant toute sa campagne dans le troisième et dernier chapitre de The Journey, des qualifications de la CONCACAF à la Coupe du Monde 2019 en France !

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Rédac-chef de WoSo France, social media manager, jase en français et en anglais. Quand elle n’écrit pas pour le site, elle regarde la NWSL, tweete aux canadiennes et joue aux jeux vidéo. Ou elle dort. Ca arrive.

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