FIFA 16 – Soirée de lancement #WeAreInTheGame

KriegachLa GamesCom 2015 avait été la première occasion de poser les mains sur le nouvel opus de l’indéboulonnable saga d’EA, confortablement installée dans le paysage vidéoludique depuis des décennies. Evidemment, la question ne se posait pas : les équipes féminines passeraient aux cribles de nos mains novices. Car oui, cette année, FIFA sera dans la ludothèque, rien que pour l’apparition des équipes nationales féminines. Un petit pas pour le femme, un grand pour le soccer féminin. Nous reviendrons plus en détails dans un prochain article sur les features féminines, parlons plutôt de la soirée.

Contrairement à l’événement presse survenu deux semaines auparavant, il y a un peu plus de femmes, mais toujours peu de joueuses. En fait, nous n’en avons croisées que deux. Nous. En tout cas aussi bruyantes et passionnées. Car oui, nous savons être bruyantes. Et hurler après nos équipes respectives. Passons. Isolées dans un coin, nous pensions être tranquilles pour enchaîner les parties, dans la prestigieuse salle du Faust, après avoir salué la prochaine Coupe du Monde (masculine) 2018, exposée pour l’occasion. En dépit de toute logique, l’USWNT affronterait ce soir l’USWNT. Parce que nous nous sommes habituées à les jouer, pendant la démo qui les opposait en boucle avec l’Allemagne. Navrée, Nadine Angerer.

Le roster n’est pas plus brillant : pour un fun immédiat, autant se faire plaisir, d’autant que la place est chère pour une partie, en début de soirée. Exit donc Morgan Brian, ou encore Alex Morgan en forward, en formation 4-4-2. Place au grand n’importe quoi d’un mode de jeu arcade improvisé, celui qui sera sans doute le plus utilisé, quitte à ce qu’il y ait des mortes sur le terrain. Première constatation : les notes des joueuses ont été revues à la hausse par rapport à la démo, comme le suggérait les dernières déclarations d’EA. Abby Wambach passe de 88 à 90, Carli “Hat Trick” Lloyd de 86 à 91, Becky Sauerbrunn, Tobin Heath et Ali Krieger gagnent deux points, Ashlyn Harris et Alex Morgan stagnent, Klingenberg, Solo et Johnston gagnent 1 point, et Rapinoe vient côtoyer Wambach à 90. Notre starting XI change donc sensiblement, par rapport aux résultats de la dernière Coupe du Monde, sans aucun doute – avec un score “d’honneur” pour Wambach, on l’aura deviné.

Starting XI : USWNT – home (GK puis de droite à gauche)

Solo : Heath, Sauerbrunn, Johnston, Klingenberg ; Lloyd, Morgan, Wambach, Rapinoe ; Harris, Krieger (c)

Starting XI : USWNT – Away (idem)

Solo ; Klingenberg, Harris, Johnston, Sauerbrunn ; Heath, Krieger, Lloyd (c), Rapinoe ; Wambach, Morgan

 

FIFA 16 USA v GER celebration
Hope Solo is in the game. And on the pitch.

 

Evoluant avec les mêmes paramètres que sur la PS4, on se rend compte que le gameplay XboxOne de la version finale se révèle être plus précieux et plus réaliste, tandis que la défense devient un peu plus souple. Beaucoup de passes perdues alors que la démo donnait l’impression qu’un aimant était collé aux pieds de nos joueuses, même avec un assist fort, il faut veiller à la bonne orientation du stick analogique pour réussir ses passes. A contrario, plus besoin de se jeter sous les pieds des joueuses pour réussir à récupérer le ballon. Les joueuses se fatiguent plus vite. Autant vous dire que ça a été un vrai massacre en mode arcade “on s’en fout on va marquer”, qui s’est soldé par un carton rouge et deux cartons jaunes pour l’équipe Away, et deux blessures dont une couronnée d’une évacuation pour la Home. FIFA 16 se révélera sans doute plus réaliste et sévère dans sa version définitive. Pour autant, on ne le niera pas, le fun est toujours là, avec des parties rapides et prenantes et des joueuses bien modélisées dans leur ensemble – subsistent encore quelques cafouillages trahissant un manque de souplesse dans les déplacements, mais globalement corrigés -, avec des mouvements fluides dans les reprises de volée, les corners ou encore les têtes. Les célébrations valent leur pesant d’or et raviront tous les membres du fandom. Et on sait qu’ils sont nombreux. (Si tu comprends ce que signifie “Krashlyn”, tu fais partie de ce fandom, ne te cache pas). FIFA 16, pour les amatrices de soccer féminin, ce segment si difficile à conquérir, pourrait être le plaisir coupable de l’année, et le prétexte à de très bonnes soirées, avant les matches de préparation pour Rio.  Et surtout la meilleure raison de prouver qu’en tant que femmes, nous pouvons être aussi bruyantes que les hommes, sinon plus, pour quelque chose qui nous passionne.

 

ABOUT THE AUTHOR: Lisa Durel

Rédac-chef de WoSo France, social media manager, jase en français et en anglais. Quand elle n'écrit pas pour le site, elle regarde la NWSL, tweete aux canadiennes et joue aux jeux vidéo. Ou elle dort. Ca arrive.

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